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On peut aujourd’hui tomber dans la morosité parce que certains évènements, internationaux, nationaux, locaux, passés ou à venir nous touchent et noircissent tous les jours un peu plus le mur de nos pensées. Dans ce contexte, est-ce possible, est-ce même une attitude responsable d’être optimiste ? N’est-ce pas un crime, le signe d’un désintérêt total pour ceux qui souffrent dans le monde qui nous entoure ?
Et à l’inverse, la morosité et le pessimisme peuvent-ils solutionner les difficultés professionnelles ou personnelles de tous ceux qui nous entourent ? Devons-nous par empathie sombrer au fond d’un abîme de désespoir ?
Je crois que le regain d’optimisme peut changer intégralement notre environnement et le pouvoir que nous aurons sur les évènements. L’optimisme vous donne la ferme conviction que les choses finiront par s’arranger, que rien n’est figé à jamais et que vous avez du pouvoir sur votre destinée. Il vous donne aussi un autre regard sur vous, sur vos actions, sur vos projets et sur votre avenir. Il tourne votre esprit non plus vers hier et sur votre moi, mais sur demain et sur les autres.
Si le pessimisme vous isole et vous rend mal aimable, l’optimisme saura, par une attitude d’ouverture aux autres, transformer votre environnement social. Le mode opératoire du pessimisme est simple : une action ratée, un projet qui n’aboutit pas, une difficulté récurrente, des messages négatifs qui proviennent de l’extérieur et vous obtenez en un rien de temps un phénomène de renonciation et de démobilisation qui se nourrit de lui-même. Le pessimiste se sent incapable devant la difficulté, coupable devant l’échec, il s’autocensure, s’autocritique et se convainc de l’inutilité de l’effort renouvelé.
Le pessimiste privilégie le jugement quand l’optimiste regarde en perspective. Le propre de l’optimiste consiste à toujours évaluer un évènement sur ses aspects positifs et négatifs : avantages/inconvénients, points positifs/ points négatifs et par extension, les points à améliorer. A partir de cet angle de vue, il ne lui reste plus qu’à déterminer les actions correctives à mettre en œuvre pour obtenir ce qu’il désire. Quand il s’agit d’entreprendre à long terme, il jalonne son projet de bilans intermédiaires afin d’estimer les avancées, il se congratule sur le chemin déjà parcouru et garde toutes ses capacités pour mener son projet à terme.
Outre son attitude physique déliée et souple, l’optimiste a la particularité d’employer des mots et expressions dits « positifs ». Sa communication optimiste est reconnaissable à ses capacités conversationnelles, son degré d’écoute voir son charisme. On peut affirmer qu’une attitude optimiste a de réelles répercussions sur nos capacités personnelles et professionnelles et sur nos chances de réussite dans ce que nous entreprenons. L’optimisme est une attitude purement émotionnelle qui est le reflet de ce que l’on peut appeler notre intelligence émotionnelle. Cette attitude mentale permet de ne pas associer un échec à soi-même mais induit la recherche et la définition des causes réelles et objectives.
Vous vous dîtes certainement que personne ne choisit pas à la naissance s’il sera ou pas optimiste et que tout est joué d’avance (attitude pessimiste !). Soit, admettons que ce soit le cas ; vous pouvez être sûr qu’un tempérament peut évoluer, qu’il peut changer par une expérience et une éducation appropriées.
Les bases de ce travail sont à la fois l’approche personnelle et comportementale de la « connaissance de soi » et l’ analyse dynamique de son « efficacité personnelle ». Ces deux techniques vous ouvrent un tout autre regard sur les évènements, vous permet de prendre du recul et de vous projeter totalement différemment dans votre vie. Vous apprendrez à vous faire confiance, ce qui aura pour effet de décupler vos aptitudes, votre efficacité, vos capacités de mémorisation, de travail …
Se faire confiance, c’est se retrouver et vivre pleinement.
Carole Dardenne Ruppli
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